Maximilien Kolbe, une vie donnée

Anthony d’Ambrosio

Anthony d’Ambrosio, 2025. Critique du Père Frédéric Roder.

La charité l’emporte toujours !

« Dans un monde qui perd le sens de son existence, les Chrétiens sont appelés à annoncer avec passion le message libérant du Christ ». Cette citation de Saint Jean Paul II illustre ce film qui est un appel pressant à l’amour du prochain et de Dieu. « Une vie donnée » (Triumph of the Heart) d’Anthony D’Ambrosio nous entraine dans un univers inhabituel du cinéma moderne, celui des tableaux de « Passions » qui étaient jadis proposé devant les cathédrales pour les grandes occasions.

Les scènes du drame de Maximilien Kolbe et de ses neuf compagnons à Auschwitz sont précédées d’un flashback sur chacun des 10 prisonniers tour à tour. On passe successivement de la vie d’avant le camp à la vie dans la cellule de la faim. Le père Kolbe aide ses compagnons d’horreur à mourir dans la dignité, refusant le suicide et le désespoir, allant au bout de ce que les forces humaines sont capables d’aller. À chaque condamné, Maximilien apporte son assistance, sa prière, le pardon de Dieu et son pardon, le sens du don de soi dans le martyr d’amour.

Chaque tableau illustre une vertu intérieure et un combat spirituel hors du commun. On y retrouve les grands axes de la vie de Raymond Kolbe, les deux couronnes proposées par Marie, son travail acharné en Pologne et au Japon et combien il est difficile pour les autres de vivre avec un saint. Martyr de la Pologne ou martyr de la foi ? peu importe puisqu’au final il redonne force et courage aux juifs, aux communistes, aux indifférents, aux traitres et aux nationalistes ainsi qu’aux catholiques convaincus : il existe une cité après la mort où se vivront les noces éternelles. Les dialogues sont profonds et d’une actualité impressionnante, les images ne masquent pas la violence et la fin nous met dans une paix intérieure confondante. Oui, notre cité se trouve dans les cieux et sur terre nous pouvons être contagieux d’amour grâce à la prière et au don total.

Père Frédéric Roder

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